lundi, janvier 25, 2010

NOUVEAU : un forum de discussion.....

Dephimonde, lance un forum de discussion vous trouverez le lien dans cet article.
Le premier thème lancé est inspiré d'un article de COURRIER INTERNATIONAL n° 1001, qui consacre un article interessant au milliardaire visionnaire Mo Ibrahim, qui a fait fortune dans la communication et plus particulièrement la téléphonie mobile.
On découvre dans cet article une refection interessante sur l'utilité du portable dans le développement démocratique, et en effet on a pu voir la force de cet outil lors des événements en Chine, au Tibet ou plus récemment et encore d'ailleurs en Iran.
Un massacre comme celui du Rwanda pourrait t'il encore exister ou atteindre une telle ampleur à l'ère du téléphone portable ?
L'article site en autre comme exemple le fait que les femmes nigériennes se servent du portable pour comparer les prix des pommes de terre entre les différents villages, que les nomades Somaliens consultent les prix avant d'abattre leurs bêtes. Que lors des élections Ghanéeennes de 2000 les stations de radios étaient informées par la population au fur et a mesure des constatations de fraudes et au fur et a mesure du dépouillement des urnes, ce qui a profondément perturbe les tentatives de fraudes faute de les empêcher.
Rendez vous sur le forum, dont le premier thème est consacré au Mobile et la Liberté.
Le lien vers le forum est en bas de page, A bientôt.

dimanche, janvier 10, 2010

2010: "environnement plus"

Décembre 2009 à Copenhague, le monde entier, les dirigeants des pays riches et des pays pauvres avaient une chance de se mettre d'accord pour sauver notre planète. Pour une fois dans une rencontre internationale entre puissants et moins puissants, riches et pauvres, il était question de débattre de tous les enjeux économiques des uns et des autres pour se mettre au service de l'humanité. De prendre des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique, bouleversement écologique dont les pays les plus avancés sont les premiers responsables et les pays pauvres les premières victimes.

Ne nous décourageons pas pour cette année 2010. Comme les petites actions qui se font dans le monde à l'instar de Wangari Maathai -Kenyane. Lauréate du prix nobel de la paix en 2004 - à la tête du mouvement 'Ceinture verte' -' Green Belt' -fondé au Kenya : plus de dix millions d'arbres en Afrique ont été planté pour lutter contre l'érosion des sols et fournir du bois à l'usage des populations locales.
S'inspirant de ce type d'action, notre association Dephi-monde , se battra en 2010 pour toute action réconciliant le respect de l'environnement avec l'élaboration des projets dans le développement durable des pays en voie de développement et principalement en Afrique.

Ne nous laissons pas abattre par l'échec du sommet de Copenhague. Au contraire, soyons confiants que nos petites actions positives au quotidien en faveur d'un monde moins pollué, contribueront au combat titanesque de la lutte contre le réchauffement climatique.

Je vous souhaite une année 2010 plein d'harmonie pour tous les peuples du monde et notre environnement.

dimanche, janvier 03, 2010

Bonne et Heureuse année 2010




Bonne et heureuse

ANNEE 2010




qu'elle apporte paix et prospérité,

qu'elle éclaire les diplomates et

les politiques,

qu'elle apporte la raison et la modestie

aux Chefs d'états,

que l'aprés Copenhague soit le début d'une

longue marche pour l'avenir de notre planete,










samedi, décembre 12, 2009

séjour Namibie-retour en France


Lille le 12 décembre.




Je suis revenu de Namibie le mardi 27 novembre après un mois et quelques jours passés sur place.
Depuis les dernières nouvelles, envoyées le 21 novembre de Namibie, vous avez perdu ma trace. Comme le disait Philippe, je devais tellement me plaire là-bas que je n'ai pas pris le temps de donner des nouvelles. Il est vrai que si ce séjour m'a plu ce n'était pas du tourisme. Le tourisme n'est pas interdit - au contraire - mais dans un pays où il y a urgence à agir, j'ai une mission dans le développement durable.
En quoi consiste la mission?
Voici quelques repères :
La Namibie est un pays indépendant depuis 1990. Avant cette date, ce pays était occupé par l'Afrique du Sud et vivait sous l'apartheid- comme l'Afrique du Sud.
Pendant
cette époque, 10 % de la population blanche possédait tout et la majorité des terres de production. 90 % de la population noire n'avait rien. Les produits alimentaires comme le pain étaient rationnés auprès de cette population.
Après 30 ans de résistance du mouvement SWAPO qui combattait pour l'indépendance depuis l'Angola voisin, il y eu des négociations qui en 1990 aboutirent à l'indépendance de la Namibie sous l'égide de Martii Ahtisaari (ancien Président finlandais et prix nobel de la paix à 2008). Depuis son indépendance, la Namibie vit sous l'influence de la tradition Mandela de la non-violence et la réconciliation entre blancs et noirs bénéficie d'une paix durable. Ses infrastructures sont comparables à celles des pays occidentaux mais l'inégalité héritée de l'apartheid persiste. La Namibie est le premier pays au monde où il y a plus de disparités entre les riches et les pauvres (un cadre namibien touche environ 2500 US dollars face à un ouvrier moyen touchant 50 US dollars).
Le pays a un sous sol riche en pierres précieuses - principarement le diamant - et gisement important d'uranium. Il reste très dépendant de ces marchés, important 90% des produits alimentaires consommés. Cette situation économique renforce les inégalités sociales entre une minorité qualifiée jouissant des avantages d'une économie moderne et la grande majorité non qualifiée qui cherche difficilement à s'adapter dans un pays où les prix élevés privilégient une certaine élite. Avec une classe moyenne très peu representée, le fossé entre riches et pauvres se creuse. Contrairement aux pays en voie de développement où existent des marchés accessibles aux pauvres - marchés parallèles informels, il n'existe quasiment aucune passerelle vers l'économie effective et aucune perspective d'évolution pour les pauvres. Les prix de services sont les mêmes pour toutes les classes de population.

Sur le plan politique, 19 ans après l'indépendance, le pays est toujours stable. S'exerce une vraie démocratie où s'appliquent la séparation des pouvoirs, les droits de l'homme et la liberté de la presse.
Depuis 2004, notre expérience dans le développement durable en Afrique, au Sénégal et au Malawi s'est déroulée dans des contextes politiques et sociaux troublés par la corruption et la mauvaise volonté des dirigeants. Les difficultés de la situation namibienne héritées de l'apartheid n'entameront jamais notre volonté de relever les défis du développement de son économie et l'amélioration de l'économie pour tous.
C'est dans ce sens que l'Etat namibien a mené sa réforme en rachetant les terres en possession d'une minorité à l'époque de l'apartheid et en les distribuant à la majorité qui n'avait pas accès à la propriété. Contrairement à l'expérience du Zimbabwe où l'expropriation forcée a ruiné l'économie du " grenier d'Afrique", la politique juste et raisonnée de la redistribution des terres namibienne a étouffé toutes représailles.

La Namibie a besoin d'être accompagnée dans son développement pour mettre fin aux clichés d'une Afrique, continent de la misère, de la corruption, de la guerre et des coups d'Etats ; les situations politiques et économiques s'améliorant lentement mais globalement.
Bien que peu médiatisé, la Namibie reste un pays-modèle . Le rôle d'un Etat volontaire et très impliqué dans la vie économique des namibiens est primordial . Mais les 19 ans d'expérience démocratique et de liberté restent une courte durée à l'échelle de l'histoire d'un pays qui de surcroît a connu l'apartheid. Et si l'Etat distribue les terres à la population qui n'en avait pas, il ne peut pas tout faire. De plus, le manque de qualification de la main d'oeuvre et la dépendance au grand frère l'Afrique du Sud, fournisseur quasi exclusif et possessif, dictant la conduite de l'économie du pays en imposant son monopole rend difficile la logistique de notre entreprise.

Le prochain article sera consacré à l'expérience agricole de l'exploitation de 600 ha à Tsumeb , dans le nord du pays à 425 km de la capitale Windhoek. Là un partenariat est lancé avec la communauté paysanne Tulongeni - " regroupons nos forces pour travailler ensemble".