lundi, mai 16, 2011

Billet d’humeur

Pour une écologie équitable et responsable…

Etrange paradoxe… Prévoir, à l’avenir, de couvrir 20 % des besoins en biocarburants dans les pays développés, c’est risquer de provoquer de graves famines dans plusieurs pays. D’autant plus que, d’ores et déjà, les prix du blé, du riz, du maïs et du soja s’envolent allègrement (la faute à la crise financière de 2008, bien entendu ; au fait, elle a vraiment bon dos, la crise, non ?) Quand on y ajoute les habiles petits calculs de ces messieurs les spéculateurs, on se dit que les choses n’évoluent pas dans le bon sens. Et c’est un euphémisme ! A quand une société plus juste, plus respectueuse de l’homme et de l’environnement, au-delà du profit sans mesure et de l’égoïsme forcené ? On peut toujours rêver. Impossible, me dites-vous ? Heureusement, il me reste un peu de Prozac !

Mathieu Partyl

Collaborateur à Dephi'Monde

lundi, avril 25, 2011

La place du Commerce Equitable dans le monde Contemporain- Yasmina Mizero

Belleville sur Saône Le 25 avril 2011, Ephrem Musindi Rukundo.

Aujourd'hui, Yasmina Mizero-nouvelle collaboratrice Dephi'Monde, publie son Premier article.

LA PLACE DU COMMERCE ÉQUITABLE DANS LE MONDE CONTEMPORAIN

« Le cours du café ne cesse de fluctuer, bien entendu plus souvent à la baisse qu’à la hausse, et, dans ces conditions, Roberto voit mal comment il continuera à nourrir sa famille avec des revenus pouvant être divisés par deux à trois d’une année à l’autre. Peut-être sera-t-il lui aussi obligé de revendre son terrain et d’émigrer vers La Paz avec sa famille pour s’entasser avec des milliers d’autres personnes dans les bidonvilles de la périphérie […] Ce n’est pas seul qu’il pourrait arriver à prendre le dessus et imposer son prix face aux acheteurs plus puissants qu’il ne l’est. Roberto et sa famille s’appauvrissent d’année en année ».

Selon la définition de l’organisation FINE (qui regroupe FLO, Fairtrade Labelling Organisations, l’IFAT, International Federation for Alternative Trade, NEW, Network of European WorldShops, l’EFTA, European Fair Trade Association), le commerce équitable est « un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, essentiellement dans les pays du Sud, et en sécurisant leurs droits ».

Grâce au commerce équitable, donc, le consommateur pourrait, en faisant ses courses, lutter contre les inégalités Nord-Sud et favoriser le développement. En effet, il permet, aux consommateurs, de se procurer des biens de très bonne qualité, à faible prix mais aussi et surtout il assure aux producteurs (du Sud) un revenu plus « décent » leur permettant de subvenir aux besoins les plus élémentaires.

Le développement du commerce équitable s’inscrit dans un contexte marqué par une montée de l’exigence d’éthique, qui semble envahir aujourd’hui l’économie. En effet, les entreprises se soucient de plus en plus de leur image, et on invoque l’émergence d’un « consomm’acteur ». De ce fait, le consomm’acteur est exigeant sur un circuit de distribution impliquant moins d’intermédiaires et pratiquant un prix correct pour les producteurs . Ainsi, le commerce équitable souhaite établir des relations les plus directes possibles entre producteurs et consommateurs.

Cependant, la pratique du commerce équitable demeure confidentielle. Certes, comme le montrent les sondages, de plus en plus de consommateurs (autour de 75% en France) en ont connaissance, mais connaître ne signifie pas pratiquer. Il est, effectivement, difficile de modifier les habitudes de consommation des consommateurs du Nord. De plus, on compte 165 boutiques spécialisées en France, contre 800 en Allemagne et 412 aux Pays-Bas. En outre, la part du commerce équitable dans le commerce mondial n’est que de 0,01%. Tout de même, entre 2004 et 2005, les échanges de produits équitables ont progressé de 50%.

Ainsi, l’efficacité du commerce équitable semble indéniable tout d’abord en ce qui concerne la stabilité des cours. En effet, ce dernier permet aux producteurs de se protéger de la volatilité des cours en garantissant un prix minimum. Il s’agit donc d’un moyen efficace pour lutter contre l’incertitude car le prix pratiqué par le commerce équitable a le double avantage d’être supérieur au cours mondial lorsque ce dernier est faible, et d’être quasiment stable. Enfin, c’est aussi un gage de sécurité car même si les cours s’effondrent, le paysan, sûr de toucher un prix garanti, peut faire des projets et investir pour se développer.

BIBLIOGRAPHIE :
- Jérôme BALLET, Françoise DE BRY, L’entreprise et l’éthique, Edition le Seuil, 01/12/2001
-http://www.globenet.org/archives/web/2006/www.globenet.org/horizon-local/astm/as68eq.html
- http://www.lequitable.fr/marche.html

Yasmina Mizero

vendredi, avril 15, 2011

Histoire d'un commerce Equitable

Belleville sur Saône le 15 avril 2011, Ephrem Musindi

J'ai l'honneur d'introduire un article de Leila Hauteclocq, nouvelle collaboratrice de Dephi'Monde :

- Pourquoi le commerce équitable existe ?

La notion de commerce équitable a vu le jour dans les années 1940, afin d’apporter un nouvel aspect au commerce international.
Le terme équitable fait sous-entendre que le commerce international « traditionnel » n’est a priori pas « équitable ».
Pourquoi ce commerce est-il plus juste et envers qui ?

- Des inégalités qui se creusent

Les inégalités des pays dits « du Nord » et du « Sud » ne datent pas d’hier (même si ce n’est pas l’objet de cet article,) les inégalités ont toujours existé (conféré Fernand Braudel, 1993, Civilisation matérielle, économie et capitalisme tome 1, Paris, Le Livre de Poche). Ces inégalités se sont creusées avec la mondialisation : les pays riches se sont enrichis alors que les pays pauvres (à distinguer des pays intermédiaires comme la Chine ou l’Inde) se sont davantage appauvris.

Il me semble primordial de rappeler qu’à l’heure ou j’écris cet article, qu’il y a encore 1 milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Ce chiffre accablant est à mettre en parallèle avec ceux de l’OMC, qui a estimé qu’en 2008 le nombre de personnes en surpoids s’élevait à 1,5 milliard…

- Des aides contre-productives

Vous allez me dire que les pays riches ne sont pas insensibles à cette misère. En effet, les organisations économiques internationales telles que la Banque Mondiale (BM) ou le Fond Monétaire International (FMI) ainsi que les États proposent des aides qui s’avèrent être des prêts à taux réduits pour les pays en développement.

Cependant, ces aides (notamment ceux de la part des Etats et institutions) ne sont pas obtenues sans contrepartie. En effet, la réalité de notre monde fait qu’un don sans contre-don n’existe pas.

Les aides au développement (à distinguer des aides d’urgence) se révèlent être inefficaces voire néfastes pour les pays qui en bénéficient. Tout d’abord parce que les pays sont des agents rationnels, et comme tout Homo œconomicus qui se respecte, ils agissent toujours dans leur propre intérêt.

C’est pour cela que les aides se réduisent au pays présentant un intérêt géostratégique, commercial et économique.

L’affaire « Françafrique » illustre parfaitement mon propos. Ce scandale, causé par la mise sous tutelle des anciennes colonies africaines par la France pour des intérêts politiques et économiques montrent bien que l’aide n’est jamais innocente, elle peut être même illégale (conféré François-Xavier, 1998, La Françafrique : le plus long scandale de la République, Paris, Stock).
Ces aides ne sont d’autant pas plus efficaces qu’elles alimentent la corruption massive que ne contrôle pas les donneurs puisqu’ils se contentent de profiter des bénéfices obtenus grâce à leurs aides.

- Le Commerce International n’est pas équitable

Le rapport de force entre les pays du « Nord » et du « Sud » est évident : les échanges commerciaux traditionnels sont des actes néolibéraux qui profitent au pays dotés de l’information, du capital, des stratégies…

Oxfam International, 2002, Deux poids, deux mesures : commerce, globalisation et lutte contre la pauvreté p.312 :
« Le commerce international recèle un véritable paradoxe. Dans le monde globalisé du début du vingt-et-unième siècle, il représente l’une des forces les plus puissantes qui régissent nos vies. Il est également une source sans précédent de croissance des richesses. Cependant, des millions de personnes parmi les plus pauvres du monde sont laissées pour compte. La prospérité croissante des nations industrialisées est allée de pair avec une pauvreté massive et l’accroissement des inégalités entre pays riches et pays pauvres. Le commerce mondial peut devenir un puissant moteur de la diminution de la pauvreté et de la croissance économique, mais ce potentiel n’est pas mis à profit. Le problème n’est pas engendré par une opposition fondamentale aux besoins et aux intérêts des pays pauvres, mais les règles qui régissent les échanges sont faussées en faveur des pays riches ».

Au final, les gagnants de ce commerce ne sont ni les producteurs (mais ce ne sont pas non plus les consommateurs, ignorant souvent l’origine et le chemin parcourus par les biens qu’ils consomment), mais les distributeurs dont la marge sur le prix de vente est en moyenne 10 fois supérieur à celle du producteur.

- Naissance d’une réelle envie de rendre le monde plus juste

Le commerce équitable agit depuis les années 1950 pour favoriser les échanges commerciaux internationaux car ils constituent, comme l’explique le rapport d’Oxfam International Deux poids, deux mesures : commerce, globalisation et lutte contre la pauvreté un facteur évident de croissance. Mais le commerce équitable, à la différence du commerce traditionnel, comprend dans sa logique un aspect politique et éthique qui permet de rendre ces échanges plus justes en faveur des producteurs, agriculteurs ou artisans.

Dephi’Monde, créée depuis 2010, est une association qui soutient un projet de développement durable et de commerce équitable, initié six ans auparavant.

- Ses objectifs :
Rendre l’échange plus juste en faveur du producteur : verser aux producteurs du sud une meilleure rémunération pour qu’ils puissent vivre de leur production, en limitant « les marges » des intermédiaires.

Améliorer les conditions de travail : Nous avons en France des conditions de travail satisfaisantes par rapport à ceux des pays du Sud. Aidons les à s’équiper d’outils et de techniques afin d’améliorer leur destin. En rémunérant mieux les producteurs, le commerce équitable favorise l’investissement dans les facteurs de production.

Agir dans la transparence : Le prix de vente est justifié à travers toutes les étapes du processus importation et de distribution.

Favoriser l’égalité entre les sexes : Les femmes ne sont pas mises à l’écart ! Elles participent autant que les hommes à la construction d’un développement durable.
Améliorer la santé et l’éducation : redistribuer une partie des bénéfices pour financer les besoins locaux en termes de santé, de formation professionnelle et d’éducation. Agir pour la scolarisation des enfants est l’un des fondamentaux du commerce équitable. Nous veillons à ce que nos partenaires luttent contre le travail des enfants.
Respecter l'environnement : Le commerce équitable agit avec la conscience de réduire au maximum les coûts environnementaux.

Leila Hauteclocq.

Bibliographie

- Braudel, 1993, "Civilisation matérielle, économie et capitalisme" tome 1, Paris, Le Livre de Poche
- Diaz Pedregal, 2007, Le commerce équitable dans la France contemporaine, Paris, L’Harmattan
- François-Xavier, 1998, La Françafrique : le plus long scandale de la République, Paris, Stock

Site internet :

- LE MONDE, Un milliard de personnes ont faim dans le monde [En ligne].
- ORGANISATION MONIALE DE LA SANTE, Obésité et surpoids [En ligne].
- OXFAM, Deux poids, deux mesures. Commerce, globalisation, et lutte contre la pauvreté [En ligne, pdf, p312].

jeudi, février 11, 2010

Mandela libre


Il y a 20 ans jour pour jour, Mandela sortait de prison où il venait de passer 27 ans de sa vie. Sa faute est de s'être élevé contre l'apartheid :"je me suis battu contre toutes les oppressions quelles soient blanches ou quelles soient noires." En sortant de prison, il a offert au monde, une belle leçon d'humanité, voire la plus exemplaire. Il a pardonné aux responsables de la discrimination raciale de l'avoir pendant des décennies traité comme un grand criminel. Oubliant ses rancœurs il a prêché pour une nation arc-en-ciel où les couleurs de peaux s'uniraient.'Exhortant les citoyens de son pays à oublier le passé en se tournant résolument vers l'avenir. Avenir commun pour tous dans l'entraide et la fraternité.
De bonnes âme vous diront que l'Afrique du Sud est un pays où règne une violence poussée au paroxysme. Je vous répondrai que ce pays a évité la guerre civile, a évité la faillite de l'état, a évité les génocides grâce à l'espoir que chaque Sud Africain a chevillé au coeur : un avenir de paix et de bonheur pour son pays. L'économie nationale est la plus prospère du continent. Grâce à la sagesse de Mandela, le pays continue son chemin vers des jours meilleurs. Cet été, l'Afrique du Sud sera l'hôte d'un grand événement mondial : la coupe du monde de football. Je souhaite de tout cœur que Mandela donne le coup d'envoi.
Longue vie à Madiba (le nom de clan de Mandela)

lundi, janvier 25, 2010

NOUVEAU : un forum de discussion.....

Dephimonde, lance un forum de discussion vous trouverez le lien dans cet article.
Le premier thème lancé est inspiré d'un article de COURRIER INTERNATIONAL n° 1001, qui consacre un article interessant au milliardaire visionnaire Mo Ibrahim, qui a fait fortune dans la communication et plus particulièrement la téléphonie mobile.
On découvre dans cet article une refection interessante sur l'utilité du portable dans le développement démocratique, et en effet on a pu voir la force de cet outil lors des événements en Chine, au Tibet ou plus récemment et encore d'ailleurs en Iran.
Un massacre comme celui du Rwanda pourrait t'il encore exister ou atteindre une telle ampleur à l'ère du téléphone portable ?
L'article site en autre comme exemple le fait que les femmes nigériennes se servent du portable pour comparer les prix des pommes de terre entre les différents villages, que les nomades Somaliens consultent les prix avant d'abattre leurs bêtes. Que lors des élections Ghanéeennes de 2000 les stations de radios étaient informées par la population au fur et a mesure des constatations de fraudes et au fur et a mesure du dépouillement des urnes, ce qui a profondément perturbe les tentatives de fraudes faute de les empêcher.
Rendez vous sur le forum, dont le premier thème est consacré au Mobile et la Liberté.
Le lien vers le forum est en bas de page, A bientôt.